|
Marzuolo, on ne la lui fait pas. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds, il y va direct de la tatane dans le cul du BCBG (Brave Con Bien Gluant). Il ne prend pas sa plume, il la dégaine. Il n’exhibe pas les mots, il les éructe. Que ce soit en prose ou en poésie, il ne lamartinette pas, il ne bucolique pas : il a plutôt tendance à bukowskiser. C’est l’homme du coup de poing, du coup de boule, du coup de gueule. Il le dit comme il le pense. Il n’est pas le toutou à sa mémère, il est le clébard teigneux qui marque son territoire de manière irréversible : ses textes sont des jets d’acide, pas des pralines fondues. Les titres de quelques-unes de ses publications ne contrediront pas mon propos : Photo de l’hôtel de la dernière vacance (avec, bien entendu, une pierre tombale en couverture), Les designs charognes, Messages DADAdieu, Le poème t’abat et Le coco bel œil du net. On est loin des nunucheries sur lesquelles les gogo(gue)s se précipitent pour les placer au top des ventes d’assemblages de feuilles imprimées sous couverture 180 gr. Marzuolo est dans la marge et fera tout pour y rester. Il se contrefiche des modes, il écrit non pas ce qui lui chante, mais ce qui lui hurle. Quand beaucoup cherchent à avoir leur « voix », il a déjà son grondement. Et pas égoïste pour un sou : depuis mars 2011, il publie la revue L’Autobus (7 numéros parus à ce jour) dans laquelle il donne à lire celles et ceux qui ont autre chose à raconter que des billevesées subjonctivantes, surtout imparfaites, parce que le subjonctif, ma bonne dame, c’est ce qui en fout plein la hure au crétin qui n’est pas capable de l’utiliser correctement. Quand Marzuolo fait dans la littérature, ça ne sent pas la rose et c’est très bien ainsi. Éric Dejaeger (portraitiste de garde ce week-end) ________Éric Dejaeger (son blog)
|
FABRICE MARZUOLO
FABRICE MARZUOLO, FONDATEUR DE LA REVUE L’AUTOBUS, A PUBLIÉ LE RECUEIL DE POÈMES LA DILIGENCE NE PASSE PAS AVEC LES ABOIEMENTS (POLDER). IL EST ÉGALEMENT L’AUTEUR DU TEXTE LE CHAUFFEUR DE VEUVES PARU DANS RUE SAINT AMBROISE N° 28. LE SITE DE L'AUTOBUS
|